LOSC – FC Metz
Premier déplacement de l’année 2008 pour les MC, puisque personne n’a voulu voir Vesoul le samedi précédent en Coupe de France (pourtant on aurait vu plus de buts en une soirée pluvieuse que durant toute la catastrophique première partie de saison de notre équipe).
Le déplacement est organisé longtemps en avance par l’un de nous, qui choisi le TGV de 14h58. Au rendez-vous à Gare du Nord, nous ne déplorons qu’un seul forfait, Vinzce se faisant violence pour être de la partie. Ledit Vinzce, qui à l’outrecuidance de venir accompagné (et bien accompagné le salaud!), au grand dam de la Sektion Gay constatant amèrement le départ d’un membre potentiel.
Yoshi et Toni de Truand sont les premiers arrivés au point de rendez-vous, bientôt suivi par la Jeune garde (représenté par Sheyi et Mix Curt) et donc par Vinzce et madame (madame qui ne sera pas de la partie).
Arrive le meilleur moment du dép’, le traditionnel compostage, puis il est l’heure de prendre place à bord du train à trop grande vitesse. En effet, nous n’avons qu’une heure pour vider nos nombreux cruchons. Voilà pourquoi à peine arrivés dans le wagon-bar (bien rempli), nous sortons les godets. Au programme, un sous maman doudou-jus de fruits, vodka-violette, whiskey-coca de Sheyi, du punch corsé par Yo, traditionnelle Fisher par Vinzce, j’en passe et des meilleures…
On ne perd pas de temps, et le wagon-bar ayant son rideau baissé, on propose quelques breuvages à une passagère ainsi qu’à un contrôleur qui acceptera avant de se rétracter… Il est 15h et alors?
Conversations habituelles entrecoupées de passages aux toilettes une heure durant et nous arrivons déjà à Lille-Flandres. Mix est le capitaine de soirée du déplacement, en cas de malaise du conducteur du TGV, ça peut servir. Le fait est que pour l’Indien, ce déplacement à une saveur particulière. Saveur de kro, de menu Mc Poulet et de… Une gerbe sera t-elle déposée en souvenir de ce dimanche de janvier quand… Les quatre autres MC s’y attelent, buvant plus que de raison.
Une fois n’est pas coutume, nous décidons de prendre le métro, puisque 8 kilomètres séparent la gare de l’hôtel. A bord du métro lillois nous poursuivons ce que nous avions commencé dans le train, puis une fois arrivé à notre station, les plus pleins suivent les moins pleins. C’est ainsi qu’après quelques tergiversations, nous arrivons au F1.
Nous prenons posséssion de notre suite, et entamons l’apéro tout en participant avec concentration à des chiffres et des lettres. On se rend compte que certains ont vraiment un bon niveau, et ne feraient pas tâche sur le plateau de Laurent Romejko.
Il est l’heure de se mettre en route pour le stade, on sort par la porte de derrière (5 dans une chambre pour 3, c’est pas très légal, mais on est des fous on a peur de rien)… On passe alors par une sorte de forêt qui n’a rien à envier à celle d’Avion et atteignons le parcage. Plus précisemment le parking du parcage, ou nous saluons nos connaissances venues de Metz. Il y a là notamment The B, qui nous offre despé et liqueur de café…
Le match débute, nous sommes seulement quelques dizaines dans le parcage… Nos joueurs ouvrent le score par Gygax, l’ex-lillois, bien servi par Agouazi. L’équipe tiendra bon pratiquement tout le match, mais réduit à 10 après l’expulsion de Bassong, craquera à la toute dernière seconde, au bout du bout des arrêts de jeu. De quoi être colère!
Retour à l’hôtel dans le calme via la lugubre forêt coupe-gorge et le Quick (quick qui n’avait même plus de menu Mc Chicken, c’est honteux!). On termine nos bouteilles, enfin pas toutes, le rosé à 90 centimes au bouchon de plastique aura raison de nous (le plus courageux ne tiendra qu’un verre). On passe quelques coups de fil, la routine. Sheyi décide de nous faire une démo de Tecktonik. Quelqu’un essayera bien de répondre au défi, mais on assistera surtout à une choré de la Macarena… Le temps d’infliger une mise à l’air au fiévreux du samedi soir (pas Vinzce, qui l’est pourtant également, ce qui expliquera son calme inhabituel), qui devra récupérer son crasseux slibard dans le couloir et c’est déjà l’heure du clou de la soirée: Yoshi est le maitre de cérémonie (le MC quoi) de la soirée années 80 (voir années 40-50-60-70), véritable bible des chansons de notre jeunesse (et d’avant) il entraine avec lui la quasi-totalité de la chambre. Arthur n’a qu’à bien se tenir! L’ambiance est survoltée, on doit ouvrir les fenêtres, et on s’étonne que personne ne viennent nous demander de baisser d’un ton. A croire que nous sommes seuls (avec quelques fumeurs de drogue à en croire les senteurs provenant du couloir) dans l’hôtel…
Finalement sur les coups de 4h30, tout le monde tombe de fatigue. Nous décidons donc de nous taire pour mieux apprécier le concert de ronflement du batteur du groupe.
Le réveil sera dur. Au programme: douche, Bob l’éponge, débouchage de l’évier à l’aide du rosé. Puis direction le métro, et la gare. Passage rapide au Mac Do, puis on prend place, après avoir composté, dans le wagon bar. A bord, diverses activités nous occuperons: découpage, collage de madames toutes nues ou de pub pour la bière forte hollandaise, bref redécoration de notre wagon, puis petit match de foot à l’aide de notre fameuse balle papier-scotch.
Arrivée à 13h02 à Paris. On se quitte, en se donnant rendez-vous au Parc, ou le FC Metz joue dix jours plus tard.