Nissa – Metz
C’est samedi matin, soleil encore couché, que nous apprenons que notre train vers Marseille est bien assuré, grève des cheminots oblige.
Squattage habituel du wagon bar, mais ayant eu une nuit courte, et piquant du nez toutes les 5 minutes, on se décida alors à aller se poser dans les wagons.
Une belle table de 4 nous attendait, je roupille, et Toni se met à la lecture. Halte à Avignon, ayant rechargé mes accus, on peut s’attaquer à nos copines du jour : despé, fisher entre autres.
Arrivés à Marseille vers 10h45 (15 minutes de retard), notre état pouvant être considéré comme « correct », nous ne trouvons pourtant pas notre train pour Nice sur le panneau d’affichage. Après renseignement auprès de la p’tite dame, il s’avérait que le chauffeur du train avait décidé de prendre son samedi, comme tous les grévistes du sud … Bien énervés, on recherche une possible navette en bus, le prochain train pour Nice partant à 12h, pour une arrivée à 15h, soit 1h avant le début du match (bah oui, le match était avancé pour que les gens puissent assister à la finale de la coupe du monde de rugby … vu les personnes dégoutées de la demi-finale, on aurait pu laisser le match à l’heure normale, m’enfin bon, nous, ca nous arrangeait).
Aucun bus pour arriver plus tôt, on prend un train direction Toulon, avec l’espoir d’avoir un train pour Nice plus tôt. Redécouverte de Toulon et de son Mac Do, on aura juste le temps de faire une pause pipi et de se débarrasser du ponch ingurgité sur le trajet.
De retour à la gare, on se retrouve finalement dans le train venant de Marseille pour Nice … pas grave, on aura vu du pays. On finit nos restes de bouteilles, Toni essaye les toilettes des TER du sud (et tout galant homme qu’il est, laisse passer un enfant plus pressé que lui(ptit zizi hihihi)) et arrivons finalement aux alentours de 15h à Nice.
Reste alors à trouver le stade : on chope un bus qui devrait s’arrêter pas loin du stade, mais au bout de 3 arrêts, Toni, pris d’une envie habituelle (ça faisait pas loin de 35 minutes qu’il n’avait pas fait de pause). Sans gêne qu’il était, sans gêne qu’il n’est plus, il s’arrêta dans un bar pour s’essayer dans les WC de luxe.
On reprend le chemin du stade, à pied cette fois : on arrive finalement au stade, du moins juste de nom … On rejoint alors GG et Horda, séparés par une bande en plastique et des CRS. Pas cool comme ambiance.
Le match : but de Koné, où j’avais l’impression que le but était un tir de démonstration : aucune réaction coté messin et aucune coté niçois. Le score s’aggrave, 3 – 0, la GG ne chante plus depuis le 1er but, la Horda continue tant bien que mal. But de Barbosa, quelques encouragements, mais rien n’y fait … aucun chambrage de la part des niçois, ils ont bien compris que plus rien ne pouvait nous atteindre, et qu’on avait pas besoin de plus pour être démoralisés.
On sort discrètement du stade, Omer et un pote à lui nous accompagnant jusqu’à la gare. On se trouve une supérette pour faire le plein pour le train de nuit, le trajet risquant d’être très long, très très long.
Ayant une bonne heure devant nous, on se trouve un bon kebab à déguster (je ne recommande pas ce resto, tellement qu’on est mal servi), on se ballade dans les rues animées de Nice (kikoo à la madame de Pro-Mode puis on retourne à la gare.
Comme de par hasard, le train a 10 minutes de retard. Ca caille sévère, n’ayant pris qu’une veste légère avec moi. Finalement le retard sera de 45 minutes, on improvise un cap’s dans la gare, jusqu’à ce que la sécu nous indique qu’il était interdit de boire des boissons alcoolisés dans la gare. Je veux bien, mais logiquement, à cette heure, j’étais dans mon train à boire ma bière, s’il n’y avait pas cette grève à la con.
Les 45 minutes écoulées, le train arrive enfin, on se retrouve dans mon wagon, la salle à coter de ma couchette étant vide, on décide d’y squatter. A ce que c’est bien les trains de nuit : il y a tout l’attirail pour dormir avec Gauloiskiki (boules quiès) et une bouteille d’eau pour le pastis. 1h après le départ, la contrôleuse toque à la porte. Elle indique que Toni n’est pas dans le bon wagon … et que moi aussi. Argumentation à la con (« on savait pas, et avec la grève … »), elle nous indique que les personnes devant venir dans ce wagon aurait déjà du être présent. Youpi, on a donc toute une pièce pour nous 2. On papote, on picole, puis finalement, la fatigue a raison de nous, et nous nous endormons tranquillement jusqu’au terminus à la gare de Paris Austerlitz.