Caen – Metz
Préparé depuis des semaines, c’est, comme le veut la tradition MC, la veille au soir que les derniers détails du déplacement à Caen sont réglés.
Nous sommes donc sept MC répartis en deux voitures à se rejoindre dans le Marais. Le temps de faire la queue pour aller aux toilettes (et de faire attention à ses arrières) et le convoi quitte la capitale sur les coups de 15h57. Dans la gauloismobile prennent place Vinzce, Sheyiadri, Aleks et le chauffeur, Gaulois. Dans la Tigrou, Yo, So et la gômine Clara.
A bord de la voiture numéro une, ont également prit place deux canettes de Stella, deux de H, une bouteille de tomate et une de vodka-orange. Bien faible tout cela, mais il fallait compter sur le forfait de Vinzce, qui, sur un coup de folie avait décidé de tenir bon un défi stupide qu’il s’était lancé, digne d’un reportage de confessions intimes: ne plus boire une goutte d’alcool pendant un mois!!!!! Quant au chauffeur, il décida de ne pas boire pour d’obscures raisons pffff C’est donc à 170km/h que nous nous dirigeons vers la Normandie. Après une pause salvatrice dans une station-service (le temps de croiser Karl Zéro et Daisy au volant d’un énorme véhicule), nous poursuivons notre route.
Arrivée à Caen, nous prenons possession de nos luxueuses suites de l’Hôtel Formule 1-Mémorial, lieu de villégiature habituel lorsque nous affrontons le SM Caen. Après tirage au sort, voici la composition des chambrées : Yoshi et Sophie dans le lit deux places de la première chambre, Clara dans le lit du haut. Gauloiskiki-Vinzce, les deux plus « balaises » dans le lit deux places de la chambre numéro 2 et enfin Aleks et le jeune Sheyiadri dans le lit une place.
Nous décidons de profiter de la présence à deux pas de notre hôtel d’un Intermarché pour faire quelques courses pour la troisième mi-temps. Gaulois, Yo, Vinzce se chargent de cette basse besogne alors que Sheyi et Aleks font les gays… en finissant les bouteilles de tomate et vodka-orange. Quelques minutes (et pipis) plus tard, nos alcolytes ressortent avec maintes bouteilles aux couleurs toutes plus incroyables les unes que les autres… Et nous croisons des représentants du clan François, que nous ne reverrons malheureusement pas de la soirée…
Il est près de 19h27, plus que temps de se rendre vers le stade… A pied afin de permettre aux chauffeurs de se désaltérer un peu. Guidés par l’engin de Yo et So, nous ne pouvons nous tromper… Malheureusement nous venons à bout de nos dernières canettes sur le chemin, ce qui rend terriblement triste Sheyi, qui avait encore soif… Or il nous reste encore quelques centaines de mètres à parcourir, et avec le réservoir vide, dur de poursuivre! Par chance, nous passons devant un Shopi. Ni une ni deux, nous nous y rendons, ne nous souciant plus de nos collègues en route pour le stade.
« Boire de la fausse bière ça donne le cancer de la gorge », nous lancerons goguenardes deux jeunes autochtones, sans doutes amusées par la démarche chaloupée du jeune Sheyi, hardi avec sa canette de Beurkbraü à la main. Le temps de retrouver les autres, de demander notre chemin pour se faire (encore merci à la charmante personne nous renseignant) et nous arrivons juste à la fin de nos canettes. Nous retrouvons ce stade qui de l’extérieur ressemble plus à une salle de spectacle, à un théâtre ou une salle de basket qu’à un stade de football.
Nous nous dépêchons de monter les marches quand une soudaine clameur nous arrive. On comprend très vite (enfin moi, Sheyi n’étant plus en état) qu’on vient à nouveau de se prendre un but en début de match. Dernier obstacle avant d’aller constater les dégâts sur le panneau d’affichage du stade qui lui marche, la fouille. Et là, c’est le drame… Je suis saisi de manière plus que cavalière par les parties génitales par la main de fer d’un représentant de la maréchaussée! Nom d’un nichon ça fait mal. Ce dernier en veut à ma brosse à dent (ç’à dent), il veut me la confisquer arguant qu’il s’agit d’une arme. « Nenni ! » lui rétorques-je. Il me la plante alors dans la gorge pour me montrer que je me fourvois. « Même pas mal ! » lui dis-je. Ma vaillance aura raison de lui, il me laissera rentrer avec mon objet porte-bonheur…
Dans les tribunes une cent-cinquantaine de messins, GG, BH, amis havrais des premiers nommés, Faction. Et donc nos sept MC. Par chance nos joueurs égalisent avant la mi-temps et prendront même l’avantage par Gygax. (Il est à noter que les buts messins donneront l’occasion à Sheyi, une fois de plus d’avoir les mains plus que baladeuses) La fin de match est tendue mais nous tenons bon. Les joueurs viennent saluer le parcage, donnent leurs maillots. Des scènes de joie que nous n’avions plus connu depuis des mois. Le retour de la victoire fait du bien.
Quelques footix locaux viennent nous féliciter pour cette brillante victoire et nous souhaitent bonne chance pour la suite. Peut-être ont-ils mal prit le chant évoquant leur prétendue préférence sexuelle. Le temps de saluer The B et Madame, et nous quittons discrètement le stade. Le retour à l’hôtel se fera dans le calme (enfin presque), le temps de passer saluer Roger, nu sur le pas de sa porte ou encore de demander la libération de l’ex-leader de Noir Désir (nous apprendrons plus tard qu’il n’est pas incarcéré au centre pénitencier de Caen). Ce retour se finira dans la douleur, tout le monde ayant été agressé par la benjamine du groupe, véritable terreur. Tout étant fermé à Caen, nous devons reprendre les automobiles pour nous restaurer via le Mc drive.
Il est à présent temps d’entamer la troisième mi-temps après avoir dîné en terrasse. Le sococo sera le premier à trinquer, le Pol Rémy framboise, présent pour fêter la réussite de nos nouveaux diplômés (bravo pour ton brevet dich hihihi), ne fera pas de vieux os non plus (la moquette s’en souviendra). La vodka-orange sanguine tiendra plus longtemps, le vieux du groupe ne goûtant guère cette boisson à la couleur fluo suspecte. Vinzce tient toujours son incroyable défi, il résiste incroyablement, se contentant de compter les points. Sheyiadri fait de doux rêves (de la François Firm sans doute, ou des autochtones du Shopi). Dure journée pour lui qui ne boira que deux bouchons de vodka avant de les recracher. Nous ne sommes donc que trois à poursuivre nos libations, à fêter dignement cette première victoire grenat. L’ananas-goyave passera également à la casserole. Il est alors temps au Collectif Miouki de frapper à nouveau. Après Lens et Rennes, Caen sera la troisième ville à subir les foudres du combo. La zone de l’hôtel étant riche en bâche, l’une d’elle y laissera sa peau. Le reste ne peut être raconté dans ce CR.
Finalement tout le monde tombera de fatigue (parfois par la fenêtre), sur les coups de 3h57 du matin, extinction des feux. Dans moins de dix heures il y a match, et dieu sait si cette mise aux verres (ou au gobelets plutôt) ne nous sera pas fatale.
Debout à 10h, départ dans la foulée, les deux voitures ne partent pas ensemble. Direction la capitale, et plus précisément le parc interdépartemental des sports de Créteil-Choisy-le-roi pour la rencontre entre Metz Capitale et l’Esprit Canari. Après une rapide collation chez Ronald, nous arrivons juste à l’heure pour le match, que nous remporterons finalement 5-4 après avoir été mené 3-0 après 10 minutes de jeu. A cette occasion nous arborions pour la première fois nos tenues offertes par le FC Metz. Tout le monde aura bien mouillé les précieuses étoffes. Comme les pros la veille à Caen.
Week-end en tous points positif, merci aux participants (et notamment aux conducteurs) et à très vite sur les stades de France.
To be continued!