Guingamp ou les retrouvailles de la galette saucisse

C’est par un automne estival qu’aura lieu mon 3e déplacement de l’année, déplacement mis à mal par la LNF et son calendrier quelque peu farfelu.

Comme le fut la majorité des déplacements MCs, le trajet vers la Bretagne se fera en TGV, permettant ainsi de se rafraichir le gosier, tout en évitant les infernales pauses-pipi de Sir Tony de Truand.

Emploi du temps chargé, avec un départ de Paris vers 11h, pour une arrivée sur la petite ville de Guingamp aux alentours de 14h30. Les 3h30 de trajet ont eu lieu bien évidement dans le wagon bar, où nous rencontrons d’anciens membres des Kriedef (kikoo à vous 3), et une charmante mère (célibataire dans notre coeur) d’un adorable (mais brayard) petit Raphael.

Un litre et demi de bière descendue, une bouteille de rosé (ma marque de fabrique) pour préparer notre arrivée. Guingamp, nous sommes là !
A la recherche de notre gite du soir (l’option camping étant finalement abandonnée pour cause de galère matériel et temps capricieux), nous croisons sur notre route les membres de la GG, que nous retrouverons plus tard dans l’après midi.

Roumains comme toujours, nous jetons notre devolu sur un café-bar-hotel pas cher. Le gérant, larme à l’oeil de bonheur de voir des clients, nous dévoile notre chambre, certes sans TV, mais qui nous permet finalement d’être proche de la gare, et donc du centre ville.
Pour les cinéfiles, ceux qui ont vu psychoses peuvent avoir une idée du gérant de l’hotel.

Courte-pissou (un courte paille sans paille mais avec …) pour avoir le plus grand lit, chacun s’installe, puis nous prenons la direction du bar squatté par la GG.
Sitot arrivé, un bon bol de cidre n’est pas de trop suite à l’annonce du décalage du match Le Havre-Metz au lundi soir.
GGistes remontés partiront à l’assaut d’un bricomarché pour préparer un message pourr signifier leur mécontentement.
Toni et moi partons à pied, direction le stade, en découvrant la petite ville.

Arrivé au stade, les roulottes des galettes-saucisses / kebab commencent à chauffer leur cuisinière. La GG arrive, suivis par les joueurs, et enfin par la HF.
On se remplit un peu le ventre (kebab breton, plus jamais), puis l’on entre dans ce stade qui accueilla des matchs de classe européenne, il n’y a pourtant pas si longtemps.

Echauffement, rentrée puis entrée des joueurs, le match peut alors commencer. Les messins bien en place, ne seront que peu voire jamais inquiétés par l’équipe bretonne. Les 2 attaquants messins assez percutants, mettront à mal la défense, et l’ouverture du score viendra de Cardy. Le second but de Cissé permettra à l’équipe grenat de controler le match.
Coté tribune, la banderole bretonne « non aux matchs en semaine », la banderole messine « Le Havre le lundi, non merci » et les slogans anti-LNF n’auront finalement aucune influence sur ces organismes / boites à fric que sont la LNF et Eurosport. Par contre, les fumigènes et incendie (tellement dangereux qu’il s’est éteint sans l’aide d’extincteur) de banderole eux, ne sont pas passés inaperçu, à tel point que 4 messins se feront embarqués en fin de match, menottes aux poignés, par la police locale.
Match terminé, nous resterons avec les groupes messins jusqu’à ce que tout le monde soit libéré par la police.
Minuit largement passé, nos habituelles occupations n’auront pas lieu, suite à une fatigue accumulée et un kebab mal digéré.

Le programme du lendemain, a été revu : Guingamp visité le vendredi, nous décidons alors d’aller en répérage sur Rennes pour, peut être, l’année prochaine.
Nous nous libérons de notre hote qui ne veut plus nous lacher, et prenons le TER direction Rennes, où nous croisons Diop, clop au bec (limite pour un sportif), qui descendra aussi sur Rennes.
De notre coté, visite du centre ville (on ne galèrera plus pour trouver un restaurant), parcs et autres coins relaxant, sous un manifique soleil, faisant place à moultes jeunes femmes très attirantes (les mini jupes, je ne me controle plus).
On reprendra le train sans avoir mangé de galette / crèpe bretonne (je ne compte pas celle des baraques à frites du stade), les restaurateurs n’étant pas tout le temps ouvert.

Il fait nuit, on est sur Paris, le lendemain match amical contre les chamois de Paris.

Publié par Stvinzce le 20 octobre 2006